Redoublement


Le Cnesco et l'Institut français de l'Éducation (Ifé) ont organisé une conférence de consensus intitulée "Lutter contre les difficultés scolaires : le redoublement et ses alternatives" (janvier 2015).

 

À retenir

  • 28 % des élèves français âgés de 15 ans déclarent avoir déjà redoublé au moins une fois. Ainsi, en 2012, la France était le 5ème pays de l’OCDE (sur 34) à faire le plus redoubler ses élèves.

  • Si le taux de redoublement demeure élevé en France, il a nettement régressé au cours de la dernière décennie (11 points, PISA 2003 et 2012).

  • Un élève qui est allé « au plus une année » en maternelle a deux fois plus de chances de redoubler.

Constats

Alors qu’un certain nombre de pays se sont, depuis les années 1970, ralliés à la promotion automatique des élèves, en France, la pratique du redoublement est encore courante et débattue.

La recherche montre que le redoublement, au mieux n’a pas d’effet, ou peut s’avérer nocif pour la réussite scolaire des élèves et pour le développement de leur estime de soi.

Pourtant, parents, enseignants et, comme le révèle une enquête inédite du Cnesco, élèves considèrent le redoublement comme étant bénéfique. Les élèves pointent néanmoins des effets psychologiques négatifs.

Dans les pays de l’OCDE qui ont choisi de limiter le redoublement, des alternatives ont été développées : rattrapage en fin d’année, promotion conditionnelle, écoles d’été, looping, tutorat, …

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