Redoublement et alternatives


Le Cnesco et l'Institut français de l'Éducation (Ifé) ont organisé une conférence de consensus intitulée "Lutter contre les difficultés scolaires : le redoublement et ses alternatives" (janvier 2015).

 

En résumé

La grande majorité des pays se sont, depuis les années 1970, ralliés à la promotion automatique des élèves d’une classe à l’autre. En France, un décret paru en novembre 2014, précise le caractère exceptionnel du redoublement. Pourtant cette pratique est toujours débattue.

La recherche internationale montre que le redoublement, au mieux n’a pas d’effet, ou peut s’avérer nocif pour la réussite scolaire des élèves et pour le développement de leur estime de soi. Pourtant, parents, enseignants et, comme l’a révélé une enquête inédite du Cnesco, élèves considèrent encore en 2015 le redoublement comme étant bénéfique. Les élèves pointent néanmoins des effets psychologiques négatifs.

Dans les pays de l’OCDE qui ont choisi de limiter le redoublement, des alternative sont été développées : rattrapage en fin d’année, promotion conditionnelle, écoles d’été, looping (suivi et accompagnement des élèves), tutorat, etc.

Synthèse et recommandations

Chiffres clés

  • En France, 22% des élèves ont redoublé au moins une fois avant l’âge de 15 ans, soit le double de la moyenne des pays de l’OCDE (PISA 2015).

  • En France, le taux de redoublement a nettement régressé (-17 points entre PISA 2003 et 2015).
  • Les élèves qui sont allés moins d’un an en maternelle redoublent davantage (toutes choses égales par ailleurs). Ainsi, un élève qui est allé « au plus une année » en maternelle a deux fois plus de chances de redoubler.

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