Éducation à l’orientation


Le Cnesco, en partenariat avec le Conseil économique, social et environnemental (CESE), France Stratégie et le Centre international d’études pédagogiques (Ciep), a organisé une conférence de comparaisons internationales intitulée « Éducation à l'orientation : comment construire un parcours d'orientation tout au long de la scolarité ? » (novembre 2018).

En résumé

La politique d’éducation à l’orientation en France a été marquée par une multiplicité de réformes créant une confusion dans les objectifs politiques visés. Cela se traduit localement, par une difficulté de coordination entre les différents acteurs et par un manque de lisibilité de l’offre pour les élèves et leurs familles. Les enseignants, en première ligne sur l’orientation, sont très peu formés sur le sujet alors que les conseillers d’orientation (PsyEN), formés en psychologie puis spécialisés en orientation, sont inégalement répartis sur le territoire. Au final, le processus d’orientation présente toujours de fortes inégalités sociales et de genre se traduisant entre autres par des phénomènes d’autocensure.
Face à l’évolution très rapide des métiers, les jeunes doivent désormais être en capacité de « savoir évoluer » sur le marché du travail. La politique d’orientation doit donc désormais viser non plus uniquement à aider à trouver une formation professionnelle mais apprendre à s’orienter dans le système de formation initiale puis tout au long de la vie pour ajuster au mieux ses compétences professionnelles.

Chiffres clés

  • Un jeune sur deux déclare ne pas avoir été bien accompagné par son établissement au sujet de l’orientation. Les filles, les élèves hors éducation prioritaire et ceux qui ont poursuivi leurs études en voie générale se considèrent moins accompagnés par l’institution scolaire (Crédoc pour le Cnesco, 2018).
  • 18 % des 18-25 ans considèrent qu’ils n’ont pas eu le choix de leur orientation, particulièrement lorsqu’ils sont issus de l’enseignement professionnel. Le coût des études conduit ainsi un élève sur trois à renoncer à certaines filières. (Crédoc pour le Cnesco, 2018)
  • Même si les chefs d’établissement estiment très largement (81 % en collège et en lycée) qu’il est facile de mobiliser l’équipe éducative de l’établissement autour de la problématique de l’orientation et qu’ils peuvent ainsi mettre en place de multiples activités, une minorité d’entre eux (27% en collège et 36 % au lycée) déclarent avoir été formés spécifiquement à l’orientation en tant que chefs d’établissement. (Cnesco, 2018)

Synthèse et préconisations

Ressources

Partenaires