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Comment l’évolution des finalités de l’école questionne-t-elle la forme scolaire ?

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À retenir

Isabelle Harlé invite à réfléchir sur la forme scolaire dite traditionnelle de l’école et sur son évolution vers une forme curriculaire :

  • L’ouverture de l’école à son environnement menace la forme scolaire traditionnelle : l’école est de plus en plus sollicitée par des demandes qui bouleversent le modèle disciplinaire traditionnel. Un nouveau modèle scolaire se développe à travers les « éducations à… », avec l’objectif d’informer les élèves, mais surtout de les former, pour leur faire acquérir des compétences dont ils pourront se servir dans la vie quotidienne. Il n’est pas question de juxtaposer des disciplines, mais de solliciter la continuité des enseignements.
  • Une résistance de la forme scolaire traditionnelle : le système éducatif français reste fortement structuré autour des disciplines. Les dispositifs qui tendent vers une approche curriculaire sont peu pérennes ou laissés à l’appréciation des établissements. Par ailleurs, la recherche montre certaines réticences des enseignants des disciplines qualifiées à « haut statut » à participer à ces dispositifs, qui n’ont rien à y gagner en termes de statut professionnel.
  • Les limites d’une approche curriculaire :
  1. S’ils peuvent permettre une inflexion mesurée des temps et des rythmes scolaires, des lieux, des pratiques pédagogiques, des contenus, ces dispositifs peuvent renforcer la prégnance de la forme scolaire, précisément parce qu’ils peuvent fonctionner comme des alternatives récréatives.
  2. Les dispositifs curriculaires ont été pensés comme permettant de redonner du sens au contenu. Ils ont été mis en place en réaction à des savoirs disciplinaires, cloisonnés, qui ne ferait plus sens pour les élèves. Pour autant, ne risquent-ils pas de mettre en difficulté les élèves, en particulier ceux moins proches de l’école, qui n’identifient plus les contenus, des savoirs, précisément parce qu’ils échappent au cadre structurant des disciplines ?