Comment la compréhension des pratiques informationnelles des jeunes peut-elle contribuer à leur éducation aux médias et à l’information ?
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À retenir
Gilles Sahut centre son propos sur les pratiques informationnelles non formelles, celles qui ne sont pas liées aux tâches scolaires, et lie ces pratiques non formelles avec l’éducation aux médias et à l’information (EMI) qui a été instituée par l’école :
- Les adolescents ont un intérêt à s’informer et utilisent pour cela une diversité de supports et médias auxquels ils accèdent selon différentes modalités :
– la télévision garde une place importante dans les pratiques informationnelles, toutefois, il y a une progressive émancipation des jeunes qui passent par l’utilisation des réseaux sociaux ;
– ils accèdent à l’information selon trois modalités : une exposition fortuite ; l’information à la carte ; la recherche via Google. Ils ont un certain plaisir à s’informer sur leurs centres d’intérêt, mais sont plus ambivalents concernant l’actualité ;
– ils ont conscience de l’importance de l’information pour leur avenir, mais ils considèrent les formats classiques comme répétitifs, ennuyeux, déconnectés de leur propre réalité/de leur vie quotidienne, voire anxiogènes.
- Les adolescents ont conscience des problématiques de leurs pratiques informationnelles, mais :
– s’ils sont préoccupés par le manque d’exactitude possible de l’information en ligne, dans la pratique, ils évaluent cette exactitude de manière très superficielle, en particulier dans les situations non scolaires ;
– s’ils ont conscience de l’existence d’algorithmes, leur connaissance sur le sujet reste très liée à l’usage d’un réseau social donné. Dans l’ensemble ils sont plutôt satisfaits des choix informationnels qui sont faits par ces algorithmes, notamment parce que ça leur évite de faire l’effort d’aller chercher l’information.
- Il existe des différences intragénérationnelles et des inégalités socio-économiques dans les pratiques informationnelles sur l’actualité : les 12-14 ans ont des pratiques limitées par l’école et la famille ; chez les 15-17 ans, il y a une diminution de l’influence parentale alors que celle des pairs devient prédominante ; chez les 18-20 ans, les pratiques informationnelles se stabilisent, il y a une affirmation de centres d’intérêts spécifiques. Il existe également des différences de pratiques informationnelles majeures entre les jeunes issus des milieux populaires et ceux issus des milieux favorisés.

