Comment concilier concepts quotidiens et concepts scolaires dans le cadre de l’apprentissage des sciences ?
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À retenir
Cécile de Hosson s’intéresse à la construction des concepts scolaires et à leur conciliation avec les concepts quotidiens dans le cadre de l’apprentissage des sciences :
- Les concepts scientifiques/scolaires se construisent avec et contre les concepts quotidiens : les enfants construisent très tôt des explications pour penser le monde qui les entoure. Ces explications vont s’appuyer sur des concepts quotidiens (indépendants de tout enseignement formel, ils émergent de l’expérience personnelle) qui, d’une manière ou d’une autre, vont impacter les apprentissages scolaires, eux fondés sur des concepts scientifiques.
- La robustesse des concepts quotidiens exige qu’ils soient non seulement connus, mais également pris en compte (pas seulement dans une perspective « vrai / faux ») dans l’enseignement : ces concepts vont constituer un filtre à travers lequel les élèves vont lire, interpréter les informations véhiculées sur des questions vives comme la compréhension du changement climatique. Or, le rôle de l’école est d‘équiper les élèves d’outils qui leur permettent de saisir les termes d’un certain nombre d’enjeux sociétaux, d’environnement et de santé publique et d’exercer une pensée critique fondée sur les principes de la science.
- Plusieurs stratégies ont été identifiées par la recherche pour passer d’un concept quotidien à un concept scientifique : le plus connu est le conflit cognitif qui consiste à placer un individu dans une situation d’insatisfaction cognitive entre quelque chose auquel il s’attend et quelque chose qui se passe vraiment, afin de restructurer sa manière de penser. Mais cette approche ne fait pas l’unanimité dans la communauté scientifique qui propose d’autres démarches : le rapprochement cognitif, le changement de catégorie ontologique et l’inhibition.

