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Quelle intégration de l’IA dans les compétences des enseignants en Corée du Sud ?

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À retenir

Jieun Kiaer explore les conditions d’une intégration réussie de l’intelligence artificielle dans les systèmes éducatifs et ses implications pour les pratiques et les compétences enseignantes.
• Une intégration systémique et accompagnée de l’IA : l’exemple des manuels numériques à intelligence artificielle (AIDT) illustre une stratégie structurée (contenus adaptatifs, analyse des apprentissages, outils multimédias au service de la personnalisation). Leur déploiement repose sur le volontariat d’écoles pilotes, soutenues par des formations financées et des communautés enseignantes actives. Le développement professionnel est intégré au temps de travail, ce qui en assure la reconnaissance et la durabilité (plutôt qu’une surcharge).
De nouvelles compétences professionnelles à développer : deux compétences émergent comme centrales : l’équilibre et le soin (balance and care). L’équilibre renvoie à la capacité à arbitrer entre usage de l’IA et intervention humaine (identifier les situations où la technologie apporte une réelle valeur ajoutée). Le soin renvoie à l’attention portée aux élèves (qualité de la relation, prise en compte des besoins, accompagnement dans les usages), dans des environnements d’apprentissage technologiquement enrichis.
Un rôle enseignant redéfini, mais renforcé : l’IA ne se substitue pas aux enseignants, mais transforme leur rôle (usage critique des outils, guidage des élèves dans un environnement incertain, maintien d’une approche profondément humanisée). L’expérience coréenne montre que cette évolution est soutenable si elle s’appuie sur trois leviers (formation structurée, reconnaissance du travail, réseaux professionnels solides), permettant à l’IA d’enrichir les pratiques sans fragiliser la profession.