INTERNATIONAL – Politiques éducatives, formation et accompagnement des enseignants
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À retenir
Pour Vincent Dupriez, la réussite d’une réforme pédagogique va dépendre de plusieurs éléments majeurs à prendre en compte au moment de réfléchir à la conception de cette réforme :
- Reconnaître la complexité du travail enseignant et les incertitudes qui le caractérisent :
- Prendre en compte le contenu du travail pédagogique des enseignants : il va dépendre des élèves, c’est un travail qui demeure singulier. Il s’appuie sur des savoirs et des savoir-faire, ainsi que sur toute une série d’éléments issue entre autres de la recherche. Mais il n’est pas une application mécanique de ces savoirs et savoir-faire. L’enseignant fait des choix eu égard à l’efficacité des stratégies pédagogiques qu’il mobilise, ainsi qu’aux finalités et aux valeurs qui sont en jeu. Son autonomie professionnelle doit ainsi être reconnue.
- L’environnement organisationnel dans lequel ils exercent : compte tenu de l’organisation des établissements sous la forme d’une juxtaposition de classes, ce que fait un enseignant dans sa classe est en grande partie privé, invisible pour ses collègues, pour sa hiérarchie.
- Travailler la légitimation de la réforme et l’adhésion des enseignants : aujourd’hui, dans nos systèmes éducatifs, les arguments utilisés dans la mise en œuvre d’une réforme reposent principalement sur son efficacité scientifiquement fondée. Or, au regard de la complexité du travail enseignant, des balises fortes doivent également être données sur le sens, les objectifs, les valeurs et la visée d’une réforme. Une certaine souplesse des procédures doit aussi être acceptée : si les enseignants ne se sentent pas suffisamment formés pour adopter les nouvelles pratiques éducatives, il est probable qu’ils préféreront disqualifier le projet de réforme. Dans un tel contexte, on a pu observer une situation de « découplage »*, par exemple, une distance significative entre le projet pédagogique d’un établissement et le travail effectif au sein des classes.
- Mettre en place des dispositifs dans les établissements scolaires et au niveau de la formation continue des enseignants : par exemple, des kits pédagogiques (États-Unis principalement), dans lesquels sont proposés un ensemble de ressources sur un apprentissage particulier (outils pour les élèves ; manuel, formation et coach pour l’enseignant ; ressources pour les parents) ; la constitution d’un groupe d’enseignants, dit « communauté d’apprentissage » (États-Unis, Québec, Pays-de-Galles, Asie), afin de travailler ensemble dans la durée (1 semestre à 1 an) sur le travail à effectuer avec les élèves au sein de la classe (« déprivatisation des pratiques ») ; un dialogue entre enseignants et équipes de recherche (Québec, Australie) pour produire ensemble de la connaissance sur des méthodes pédagogiques, sur des questions d’évaluation, de formation, etc., pendant 1 à 2 ans. Ces dispositifs sont à adapter en fonction de l’autonomie professionnelle des enseignants.
*Le découplage est défini par Draelants, Meyer et Rowan comme « une distance significative entre la présentation formelle de l’établissement et de son projet […] et le cœur de l’activité professionnelle, le travail au sein des classes […]. »

