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SUISSE – Participation des citoyens et mise en œuvre des politiques éducatives

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Barbara Fouquet-Chauprade et Georges Felouzis traitent de la question de la participation citoyenne en lien avec la mise en œuvre d’une réforme éducative en Suisse, plus particulièrement dans le canton de Genève. Ils partent de l’interrogation suivante : en quoi les spécificités des institutions politiques suisses (notamment la participation citoyenne) influencent-elles la façon dont l’action publique en éducation est acceptée, légitimée et mise en œuvre ?

  • En Suisse, il y a un principe qui valorise fortement la participation citoyenne et l’idée que cette participation est au cœur des décisions politiques : les outils de la participation (référendum, initiative populaire, pétition) sont très largement utilisés et se déclinent à tous les échelons politiques (système décentralisé : confédération, cantons, communes).
  • La démocratie participative repose sur l’idée d’une nécessité de trouver un consensus. C’est un moyen de limiter le conflit de légitimité d’une politique éducative, par le simple fait qu’elle implique les citoyens dans la construction même de cette réforme. Mais à l’autre extrême, elle peut aussi représenter un poids dans les processus de décision (lenteur, risque d’oppositions fortes).
  • La démocratie participative, et notamment le dépôt d’initiatives citoyennes, a été utilisée comme outil de la mise en œuvre d’une réforme du secondaire 1 dans le canton de Genève (l’équivalent du collège en France). Malgré une forme de consensus autour de cette réforme, elle n’a pas été efficace pour réduire les inégalités, entre autres parce qu’elle ne s’est pas accompagnée d’une mise en œuvre pédagogique, qui semblait pourtant indispensable. Il y a une nécessité à faire consensus en amont de la mise en œuvre, de façon à ce que le plus grand nombre se retrouve autour de la réforme, tout comme cela est prévu pour la nouvelle réforme du secondaire 1 de 2022 (constitution de groupes de travail et de consultation composés de syndicats, de directions d’établissements, d’associations de parents d’élèves ou encore de députés).