Acteurs de la mise en œuvre des politiques éducatives
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À retenir
Barbara Fouquet-Chauprade s’intéresse au rôle et à la multiplication des acteurs impliqués dans la mise en œuvre et se questionne sur des pistes susceptibles de résoudre cette complexification.
- Les nouvelles politiques éducatives se caractérisent par une multiplication des acteurs impliqués dans la mise en œuvre, par une transformation de leurs rôles (moindre autonomie des enseignants ou poids croissant de la recherche) et de leurs fonctions (les directions d’établissement par exemple), ainsi que par l’apparition et le renforcement de nouveaux acteurs (opérateurs privés et supranationaux). Ces changements complexifient la mise en œuvre.
- La multiplication et la diversification des acteurs impliqués dans la mise en œuvre, aux cultures professionnelles, fonctions et intérêts différents, met en péril la co-construction des réformes. Or, cette co-construction est une condition essentielle à la prise en compte de chacun de ces acteurs et donc, à la légitimation d’une réforme. La création de cultures de professionnalisme collaboratif pourrait être une solution : cela nécessite pour les acteurs de première ligne de passer d’une autonomie individuelle, à une autonomie collective et collaborative. Dans ce modèle, les enseignants gardent leur jugement professionnel, leur autonomie, mais ils ont une responsabilité collective.
- Donner plus de place aux acteurs de première ligne, nécessite de développer des acteurs intermédiaires, qui auront pour rôle de poser un cadre structurant à la mise en œuvre (coordination et contrôle). On peut parler d’un modèle de « gouvernance par le milieu », qui favorise la culture de professionnalisme collaboratif (les enseignants et acteurs intermédiaires travaillent ensemble à des objectifs communs pour répondre à des besoins locaux). Les élèves et leur famille sont peu impliqués dans ce pilotage, car ils sont souvent pensés comme des destinataires d’une réforme, mais peu comme des acteurs. Le risque est également une trop grande autonomie accordée aux acteurs de terrain, qui empêcherait la mise en œuvre, par exemple, de réformes plus systémiques. Ces changements d’identité professionnelle doivent être accompagnés par des formations initiale et continue, qui permettent aux acteurs de la mise en œuvre de mieux appréhender leurs nouvelles fonctions et attributions et à mieux se coordonner.

