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Comment articuler les apprentissages scolaires avec les expériences des enfants dans et hors la classe ?

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À retenir

Julien Netter présente une recherche qu’il a menée dans les écoles primaires parisiennes pour illustrer l’articulation possible entre les apprentissages scolaires et les expériences des enfants dans et hors la classe :

  • L’école contemporaine est une école mosaïque : depuis les années 1960, l’école s’est enrichie d’un grand nombre d’activités menées par les enseignants, mais également par des animateurs municipaux et des intervenants associatifs ou des institutions culturelles, qui rompent avec la classe traditionnelle. Les statistiques municipales et académiques et les observations de terrain révèlent qu’en moyenne, la moitié du temps passé à l’école par un enfant parisien est passé avec son enseignant, tout le reste est un agglomérat de petits moments passés avec d’autres personnes ; en moyenne chaque enfant scolarisé à Paris passe une semaine avec 8 interlocuteurs.
  • Les apprentissages des élèves passent par une coordination des personnes qui les encadrent. Or, et malgré de nombreux textes institutionnels qui invitent à cette coordination, elle ne réussit pas à se mettre en place : les encadrants n’interviennent pas en même temps, ils ont des temps de travail qui ne correspondent pas et n’ont pas le temps d’échanger, ils ont des façons de voir l’éducation différentes, ils n’attribuent pas à l’école les mêmes rôles. Dès lors que les personnes qui les encadrent n’articulent pas les différents temps d’école, les élèves se trouvent investis de cette responsabilité. Ces situations contribuent à la construction d’inégalités scolaires.
  • Certains enfants, parce qu’ils y sont habitués au sein de leur famille, « scolarisent » le monde dès le plus jeune âge en saisissant des opportunités d’apprentissage derrière de nombreuses situations de la vie quotidienne. D’autres au contraire, n’y pensent pas parce qu’ils n’y sont pas entraînés. Les élèves qui scolarisent le monde s’appuient sur deux dispositions non enseignées à l’école : 1/ la synthèse, qui consiste à trouver un point commun à différentes activités, un objet d’étude ; 2/ la traduction, qui permet de passer d’une logique (thématique, ludique) à une autre (disciplinaire, scolaire). Ces dispositions sont plus souvent mobilisées par les élèves issus de familles favorisées.