Comment organiser les responsabilités et la collaboration entre les professionnels pour soutenir l’éducation inclusive ?
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À retenir
Dario Ianes examine le modèle italien d’école inclusive, ses évolutions récentes et ses effets sur les pratiques pédagogiques et les dynamiques collectives.
• Un modèle inclusif ancien, mais encore en questionnement : depuis les années 1970, l’Italie a fait le choix d’une école pleinement inclusive, accueillant tous les élèves (handicap, troubles des apprentissages, besoins éducatifs particuliers) dans les classes ordinaires. Si ce principe est aujourd’hui largement garanti par le cadre législatif, sa mise en œuvre reste discutée (données encore limitées, débats sur une approche parfois trop médicalisée, formation insuffisante des enseignants de soutien, reconnaissance inégale de ces derniers).
• Une expérimentation systémique à l’échelle des équipes : dans la province autonome de Trente, une expérimentation menée dans plusieurs classes a reposé sur une logique collective (formation de base pour tous les professionnels, formation avancée pour les enseignants de soutien). Elle s’est traduite par des transformations concrètes (réorganisation des classes, apprentissage coopératif, projets créatifs, accompagnement métacognitif, usage d’outils multimédias), visant à mieux répondre à la diversité des besoins des élèves.
• Des effets positifs sans compromis sur les apprentissages : les résultats montrent qu’un haut niveau d’inclusion n’entraîne pas de baisse des performances scolaires (absence d’impact négatif sur les résultats). En revanche, des effets positifs sont observés (amélioration des compétences métacognitives, meilleure acceptation des élèves à besoins particuliers, renforcement de la coopération entre enseignants), suggérant que l’inclusion peut être un levier de transformation pédagogique et collective.

