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Comment un enfant passe-t-il de l’intuition des quantités et des grandeurs aux traitements symboliques ?

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À retenir

Michel Fayol s’intéresse à la façon dont les enfants passent de l’intuition des quantités et des grandeurs aux traitements des symboles qui servent à écrire les nombres et à représenter les opérations.

  • Les enfants, s’ils appartiennent à une culture disposant de systèmes verbaux de dénomination des quantités et des grandeurs, suivent une trajectoire d’acquisition des nombres identique :
    • Les apprentissages préscolaires du traitement non symbolique des quantités et des grandeurs : les capacités initiales des petits enfants reposent sur des traitements analogiques (largement perceptifs) préverbaux et approximatifs.
    • L’acquisition des symboles et du traitement précis de ceux-ci : les enfants doivent apprendre à associer avec précision les symboles aux nombres auxquelles ils correspondent.
    • La combinaison des signes numériques et des signes associés aux opérations : les enfants doivent apprendre que la manipulation réglée des symboles au cours des opérations équivaut à l’application concrète de transformations.
  • L’existence d’une trajectoire générale commune ne doit toutefois pas masquer l’existence de fortes différences inter-individuelles, principalement dépendantes des capacités générales des enfants (langage, attention, mémoire, etc.). L’environnement social et langagier dans lequel évoluent les enfants joue également un rôle prépondérant dans leur développement ; se manifestent ainsi très précocement des inégalités socio-économiques, que des interventions ciblées sont susceptibles de réduire.
  • Toutes les cultures n’ont pas recours à l’usage de nombres et ne disposent pas de système numérique ; d’autres utilisent des noms de nombres de manière imprécise (par ex., en xirianá, yaluku pèk signifie une quantité comprise entre deux et cinq).