Comment les enseignants peuvent-ils impliquer les élèves dans l’évaluation ?
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À retenir
Fernando Morales Villabona intervient sur la thématique de l’implication des élèves dans les processus d’évaluation, afin que les élèves deviennent des acteurs, et non des consommateurs de l’évaluation.
- Trois modalités impliquant les élèves dans les processus évaluatifs sont distinguées par la littérature :
– L’autoévaluation : l’élève évalue son propre travail. Cette pratique développe les capacités d’autorégulation des élèves, et par ce biais, l’amélioration de leurs résultats scolaires.
– L’évaluation par les pairs : deux ou plusieurs élèves évaluent leurs productions. Les élèves semblent accepter plus facilement les remarques fournies par les pairs et osent plus facilement poser des questions. Cette démarche favorise leur engagement dans le processus d’apprentissage et développe leurs compétences évaluatives et réflexives.
– La coévaluation : l’élève confronte son autoévaluation à l’évaluation par l’enseignant. Le dialogue entre l’enseignant et les élèves est une condition nécessaire à cette démarche, qui pourrait aussi être appelée évaluation collaborative.
- Malgré les avantages reconnus à l’implication des élèves dans les processus d’évaluation, celle-ci peut susciter des tensions et résistances : 1/ Préoccupations du côté des élèves : manque de confiance en soi et en un pair ; malaise de devoir juger ou d’être jugé ; phénomènes de sûr ou sous-évaluations liés à des dimensions affectives et sociales ; seul l’enseignant sait évaluer (figure de l’expert). 2/ Préoccupations du côté des enseignants : manque d’expertise des élèves ; difficulté à confier la responsabilité de l’évaluation ; crainte de perdre le contrôle. La prise de conscience de ces difficultés représente un premier pas vers une construction éclairée de démarche d’évaluation impliquant les élèves.

