Inégalités dans l’enseignement et l’apprentissage des mathématiques au primaire au Sénégal : quelles pistes d’explication ?
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À retenir
À partir des évaluations externes des acquis des élèves, Hamidou Dia s’intéresse à différentes pistes pouvant expliquer les inégalités dans l’enseignement et l’apprentissage des mathématiques au primaire au Sénégal.
- Certaines inégalités sont liées aux caractéristiques individuelles et familiales des enfants : un haut niveau d’instruction (études universitaires) du chef de ménage et l’accompagnement scolaire par la mère sont associées à de meilleures performances en mathématiques. Le statut de l’école fréquentée par les élèves est également un facteur différenciateur : les élèves scolarisés dans des écoles privées formelles obtiennent de meilleures performances en mathématiques que leurs pairs scolarisés dans des écoles publiques ou des écoles coraniques.
- Il existe des inégalités d’origine territoriales, à la fois zonales (les enfants résidant en milieu urbain réussissent mieux que leurs pairs résidant en milieu rural) et régionales (les élèves scolarisés dans le Nord et dans l’Ouest du Sénégal obtiennent de meilleures performances en mathématiques que leurs pairs scolarisés dans l’Est et le Sud du pays).
- Plusieurs pistes pourraient expliquer les faibles résultats de certains publics scolaires, à commencer par les plus vulnérables : on peut notamment citer la régularité des mouvements de grève des enseignants, le peu de place accordée aux sciences dans l’éducation arabo-islamique, ou encore le manque de valorisation des mathématiques au sein de la société sénégalaise.

