
Enseignantes et enseignants, en formation pour le devenir (de la maternelle au lycée), parents d’élèves, étudiantes et étudiants, formatrices et formateurs en Inspé, inspectrices et inspecteurs, personnels de l’enseignement supérieur, professionnels de la jeunesse et de l’animation, représentants d’associations, fonctionnaires des collectivités territoriales… Participez à une occasion unique de réfléchir collectivement à la manière dont la baisse démographique transforme l’école, les conditions d’enseignement et les territoires.
⚠️ Clôture des candidatures : lundi 14 septembre 2026
Sélection et réponse entre le 14 septembre et le 19 septembre
Baisse démographique à l’école : prendre les devants !
Depuis plus de dix ans, le nombre de naissances baisse de manière continue. En 2025, près de 650 000 bébés sont nés en France ; en 2015, leur nombre s’élevait à 800 000. Cette évolution démographique a des retombées majeures sur les effectifs scolaires : déjà sensible dans le premier degré depuis 2017, elle est aujourd’hui visible dans les collèges et le sera bientôt dans les lycées. L’ampleur inédite de cette contraction et son inscription dans le temps suscitent aujourd’hui un nombre croissant d’initiatives, afin d’éclairer les décisions à venir sur les emplois d’enseignant, le maillage scolaire et l’organisation de la scolarité. Les enjeux sont majeurs pour les finances publiques et les dynamiques territoriales, mais aussi pour les enseignants, les élèves, leurs familles et tous les acteurs de l’école.
C’est dans cette perspective que le Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales (Crises) de l’Université de Montpellier Paul-Valéry, l’Institut Français de l’Éducation (Ifé) de l’ENS de Lyon, le Centre national d’étude des systèmes scolaires (Cnesco) et l’Institut universitaire de France (IUF) organisent, les 1er et 2 février 2027, une conférence de consensus, consacrée à la question :
« Baisse démographique à l’école : prendre les devants ! »
Cette conférence se donne pour objectif de rassembler, sur cette question, la pluralité des expertises – scientifiques et administratives – disponibles, en intégrant la diversité des enjeux et des approches disciplinaires. Les recommandations du jury permettront d’identifier les opportunités et les risques liés aux différents scénarios actuellement en débat.
Trois axes de réflexion
Nouvelles marges et nouvelles contraintes pour les enseignants et les élèves
À court et moyen termes, la nouvelle donne démographique va diminuer le nombre moyen d’élèves par enseignant, de façon plus ou moins marquée selon les territoires, les niveaux et les disciplines, et selon les décisions budgétaires qui seront prises au niveau national. Le débat public se focalise bien souvent sur un seul paramètre : la taille des classes. Pourtant, la modification de ce ratio élèves / enseignant peut être mise à profit pour améliorer les résultats des élèves par bien d’autres façons, via des dispositifs pérennes ou temporaires. Les décisions prises vont aussi affecter les conditions de travail des enseignants, le déroulement des carrières et l’attractivité du métier.
L’école : une place repensée dans les dynamiques territoriales
En ville comme en zone rurale, l’évolution des effectifs d’élèves bouscule la manière d’occuper l’espace pour les familles, les acteurs du système éducatif, et leurs multiples partenaires : transformation des mobilités, adaptation du bâti scolaire et de ses usages, regroupements de services publics ou associatifs, etc. La baisse démographique, souvent perçue comme une menace, peut aussi ouvrir de nouvelles opportunités d’aménagement du territoire et de développement territorial.
Enjeux financiers et défis de gestion
À court et moyen termes, la baisse du nombre d’emplois d’enseignants peut être source d’économies pour l’État ; mais l’adaptation du bâti, de l’équipement et des réseaux de transport scolaire induira de nouveaux coûts pour les collectivités territoriales. À l’horizon d’une génération, l’amélioration du ratio élèves/enseignant peut aussi se refléter dans des gains de productivité, des salaires plus élevés, et des rentrées fiscales plus importantes, via l’amélioration des résultats scolaires, du niveau de qualification et de l’insertion professionnelle. Ces conséquences ne dépendent pas seulement des arbitrages politiques et des grandes orientations fixées par les gouvernements. Elles dépendent aussi de la capacité des services à adapter leurs processus et instruments de travail à une donne inédite.
Jouez un rôle central dans cette conférence
Répondez à l’appel à candidatures pour intégrer le jury de la prochaine conférence de consensus du Cnesco.
⚠️ Clôture des candidatures : lundi 14 septembre 2026
Comment se déroule la participation au jury ?
Étape 1 — Journées d’échange et de formation
Les membres du jury bénéficieront de deux journées d’échange et de formation qui se tiendront à l’Ifé (Lyon) aux dates suivantes :
- samedi 14 novembre 2026
- samedi 16 janvier 2027
Ces journées leur permettront de se familiariser avec les ressources scientifiques produites dans le cadre de la conférence.
Étape 2 — Séances publiques
Lors des séances publiques, qui se tiendront les 1er et 2 février 2027 à l’Université de Montpellier Paul-Valéry, les membres du jury auront pour rôle de poser des questions aux experts intervenants.
Étape 3 — Huis clos et rédaction des recommandations
Ils participeront ensuite à la rédaction collégiale des recommandations, qui se tiendra le mercredi 3 février 2027 à l’Université de Montpellier Paul-Valéry.

ℹ️ Informations importantes
- Toutes les candidatures sont recevables. Toutefois, seules les personnes majeures sont éligibles. Par ailleurs, afin de favoriser le renouvellement des jurys, les personnes ayant déjà été membres du jury d’une conférence de consensus du Cnesco ne sont pas éligibles dans le cadre du présent appel à candidatures.
- Les personnes souhaitant candidater sont invitées à s’assurer, auprès de leur employeur/administration, qu’elles pourront être autorisées à s’absenter aux dates indiquées ci-dessus. Les organisateurs fourniront des invitations officielles et des attestations de présence aux membres du jury dont l’employeur/l’administration demandera des justificatifs d’absence. Les frais de participation (déplacements, hébergement et restauration) seront intégralement pris en charge.
- La sélection des membres du jury visera à constituer un groupe de 20 personnes aussi diversifié que possible. Une attention particulière sera portée notamment à l’équilibre femmes-hommes, à la diversité des âges, des fonctions exercées et des contextes d’exercice (administrations, établissements, équilibre territorial, etc.). La qualité et la motivation des candidatures seront également prises en compte dans le processus de sélection.


