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Quels sont les apports de la psychologie cognitive pour articuler évaluation et apprentissage ?

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À retenir

Après avoir rappelé que ce qui caractérise l’évaluation formative n’est pas tant l’absence de notes, de classement, mais surtout le fait que soient fournies à l’enseignant et/ou à l’élève des données sur l’état d’un apprentissage en cours et que ces données permettent une prise de décision sur la conduite à tenir, Daniel Gaonac’h présente deux résultats issus de la psychologie cognitive sur l’articulation entre apprentissage et évaluation :

  • 1/ L’évaluation d’un apprentissage constitue un élément favorisant de celui-ci : c’est l’« effet test ». La simple révision (relecture ou réécoute) des informations à mémoriser conduit à des performances inférieures par rapport à une situation de test dans laquelle l’élève doit restituer ces informations. L’introduction d’un délai entre l’apprentissage et le test et un retour sur l’ensemble des connaissances qui font l’objet d’un apprentissage (plutôt que des retours ponctuels sur chaque item) sont des conditions favorables à l’établissement de l’« effet test ». La répétition d’un test a peu d’effet : un seul test, réalisé au bon moment, peut suffire à améliorer les performances.
  • 2/ La « compétence métacognitive », c’est-à-dire la conscience qu’a un apprenant des connaissances qu’il possède et de la manière dont il peut les utiliser, a des effets bénéfiques sur la réussite d’un apprentissage. Toutefois, les apprenants sont loin d’en être conscients. L’acquisition de « compétences métacognitives » prend du temps, elle se réalise au fur et à mesure qu’un individu est amené à remobiliser des apprentissages. Par conséquent, la fréquence et surtout la variété des situations d’évaluation, constituent en soi des conditions favorables au développement de compétences de régulation qui ne relèvent pas nécessairement d’une démarche explicite.