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Comment (ré)concilier connaissances informelles des élèves et savoirs scolaires ?

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À retenir

Emmanuel Sander s’interroge sur la construction des nouveaux savoirs et sur le lien à faire entre le nouveau et l’existant :

  • L’analogie peut être un soutien dans la construction de nouveaux savoirs : l’analogie est la comparaison mentale fondée sur la similitude, elle permet de dépasser la singularité du moment présent pour le rattacher à l’existant. C’est une forme d’exigence contradictoire : s’appuyer sur le passé bien que chaque événement soit unique. L’être humain passe son temps à faire des analogies, tout simplement parce qu’il donne du sens à la nouveauté en s’appuyant sur le connu.
  • Le formel peut prendre appui sur l’informel (conceptions intuitives) : dans le cadre de l’introduction de l’apprentissage de nouvelles notions scolaires, les élèves s’appuient sur des analogies primordiales, qualifiées de « conceptions intuitives ». On parle de conception intuitive lorsqu’une notion est perçue par analogie avec une connaissance familière, issue de la vie quotidienne. Ces conceptions sont utiles, voire nécessaires, parce qu’elles permettent de donner du sens à des notions introduites dans le cadre scolaire. Mais elles ont un domaine de validité limité, qui correspond à l’ensemble des situations où elles fonctionnent. Il ne s’agit pas de déconstruire ces conceptions intuitives : l’enjeu n’est pas forcément de remplacer une connaissance quotidienne par un savoir scolaire.
  • Il est crucial de donner aux élèves l’opportunité d’avoir conscience des limites des points de vue initiaux pour être en mesure de les dépasser. Il s’agit pour les enseignants de susciter des analogies qui ne sont pas faites spontanément par les élèves (recodage).