Enseignement professionnel


Le Cnesco et le Centre international d'études pédagogiques (Ciep), ont organisé, en partenariat avec le Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (LEST) et le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq), une conférence de comparaisons internationales : Orientation, formations, insertion : quel avenir pour l’enseignement professionnel (mai 2016).

En résumé

Avec quelque 200 certificats d’aptitude professionnelle (CAP) et 100 baccalauréats professionnels, l’enseignement professionnel comprend de nombreuses spécialités aux résultats très hétérogènes.

Si certains secteurs offrent une bonne insertion sur le marché du travail (moteurs et mécanique automobile, énergie, génie climatique, etc.), d’autres concentrent les difficultés. Les spécialités tertiaires dont les effectifs sont les plus importants (commerce, vente, gestion, administration, etc.) présentent les plus mauvais taux d’insertion avec un chômage autour de 30%trois ans après l’obtention du diplôme. Dans ces spécialités, les filles, les jeunes issus de catégories sociales défavorisées et de l’immigration sont surreprésentés. Si de plus en plus de jeunes issus de l’enseignement professionnel poursuivent leurs études dans l’enseignement supérieur, leur réussite y est nettement plus faible que les autres bacheliers.

Synthèse et préconisations

Chiffres clés

  • Un jeune sur trois scolarisé dans le second cycle de l’enseignement secondaire l’est dans l’enseignement professionnel. 1/4 des élèves de l’enseignement professionnel sont des apprentis.

  • Sept mois après l’obtention d’un diplôme sous statut scolaire, 57 % des titulaires d’un CAP et 46% des bacheliers professionnels sont au chômage.

  • Seuls 59 % des bacheliers professionnels inscrits en section de technicien supérieur (STS) décrochent leur diplôme (BTS), soit 26 points de moins que les bacheliers généraux (85 %).