Mixité sociale à l’école


Le Cnesco et le Centre international d'études pédagogiques (Ciep), ont organisé, en partenariat avec le Conseil Supérieur de l’Éducation du Québec (CSE), une conférence de comparaisons internationales : Mixités sociale, scolaire et ethnoculturelle à l’école : quelles politiques pour la réussite de tous les élèves ? (juin 2015).

Constats

L’étude commanditée par le Cnesco met en évidence une forte ségrégation dans les collèges et les lycées, appuyée sur la ségrégation résidentielle, et présentant de fortes inégalités territoriales. Elle montre aussi l’existence d’établissements très ségrégués accueillant un public socialement très défavorisé ou très favorisé.

La recherche met en évidence les effets très négatifs de la ségrégation sur les apprentissages des élèves en difficulté. L’absence de mixité sociale a également un impact négatif dans la construction des futurs citoyens, qu’ils soient issus de milieux socialement défavorisés ou plus aisés.

Pourtant, un fort immobilisme est observé dans la mise en œuvre, sur le terrain, des politiques de mixités sociales à l’école, malgré quelques exemples locaux encourageants recueillis par le Cnesco. De nombreux pays de l’OCDE (États-Unis, Suède, Chili, Angleterre, Pays-Bas,  …) ont mis en place des politiques favorisant la mixité sociale à l’école, mettant en évidence un retard français en la matière.

À retenir

  • 10% des élèves fréquentent un établissement qui accueille au moins 63% d’élèves issus de milieux socialement très défavorisés. À l’opposé, 5% des élèves de 3ème ont plus de 60% de CSP+ dans leur niveau d’enseignement.

  • La ségrégation sociale peut être 10 fois plus importante dans certains départements que dans d’autres.

  • Des classes de niveau sont observées dans 45 % des collèges.

  • La ségrégation scolaire triple entre la classe de 6ème et la classe de 1ère.

Ressources

 

Pour aller plus loin :